Portrait de Vanina – SOROR

Cela faisait déjà quelque temps que j’avais envie de faire vivre ce BLOG de manière beaucoup plus régulière, l’éco-responsabilité, la parentalité positive ainsi que la place des femmes dans le monde de l’entreprenariat sont des sujets qui me tiennes à cœur et que j’aborderai en interview.

Je démarre cette première série d’interviews avec Vanina, la fondatrice de la revue SOROR.
Cette femme, Mumpreneuse au grand cœur se livre sur elle et sa revue en toute transparence.

Bonne lecture

Crédit photo : Sylvie Schneider (Instagram @Gangofmothers)
1. Parle-moi de toi en quelques mots : qui es-tu ? Quelle est ton activité ?

Je m’appelle Vanina Denizot, j’ai 35 ans (tout bientôt !), j’habite à Lyon avec mon amoureux, ma fille et je suis journaliste freelance. En parallèle de mes activités d’indépendante pour différents médias et marques, j’ai édité la revue Soror, composée entièrement de portraits et d’entretiens de femmes.

2. Pourquoi Soror ? Cela a-t’il une signification pour toi ?

Soror signifie sœur, pareille en latin. C’est aussi la racine du terme sororité, pendant féminin du mot fraternité. En appelant la revue Soror, j’avais envie de transmettre l’idée que nous étions toutes différentes, uniques mais finalement très semblables. Et qu’en cela, il est bon de s’entraider et de s’inspirer les unes les autres.

3. Quand et comment as-tu démarré l’aventure ?

Le projet a déjà muri quelques années dans ma tête avant de devenir concret. Je me suis lancée à la fin de l’été 2017, en commençant par une interview. Puis, je suis allée voir un imprimeur lyonnais tout en poursuivant les interviews, les mettant en forme, réfléchissant à l’e-shop, lançant les réseaux sociaux puis une campagne de crowdfunding, etc. J’ai fait cela quasi 9 mois en bossant en parallèle sur mes missions d’indépendante. J’ai donc pris mon temps et cela m’allait très bien !

4. Où as-tu trouvé l’inspiration de créer Soror ?

Je n’ai pas eu de déclic avec l’inspiration me tombant dans le bec ! Je dirais qu’en travaillant dans la presse féminine et en réalisant régulièrement des portraits de femmes ou des interviews, j’avais l’esprit dirigé vers cela de façon naturelle. En tant que journaliste autant que lectrice, j’étais frustrée par les articles au format court où l’on survole le sujet et on peine à recueillir une véritable info. Je pense que mon amour pour le format papier, l’objet livre, a fait le reste.

5. Dans quel but as-tu décidé de devenir la porte-parole des femmes, entrepreneuses ?

Je ne considère pas du tout comme une porte-parle des femmes, cela serait bien trop prétentieux ! Mais plutôt comme une passeuse d’information ; et c’est vrai que j’ai à cœur de transmettre le plus fidèlement possible l’intérêt d’une expérience et la magie d’une rencontre. Mais c’est ce que je fais avec mon métier de journaliste depuis plus de 10 ans maintenant.

6. Qu’est-ce qui te fais avancer en période de doute ?

C’est une très bonne question ! Je pense que même quand je doute, j’avance. J’ai tendance à mettre le doute dans un coin de ma tête ; il ne disparaît jamais tout à fait. Il fait entièrement partie de moi, de mon parcours, de mon processus de travail mais il ne m’empêche pas d’avancer. J’ai donc appris à l’accepter. Mais le risque en fonctionnant de cette façon est parfois de réussir à mettre le doute en sourdine – du moins en second plan – et de ne pas se poser toutes les questions au bon moment ! Car parfois douter permet d’identifier des difficultés et donc de chercher à les résoudre. Dans ce cas là, pas de secret, il faut partager ses doutes ! Parler autour de vous, prendre des avis de personnes inspirantes, de confiance, qui vous connaissent.

7. Que changerais-tu dans ce monde pour l’améliorer ?

Vous avez 4 heures et une feuille blanche ! Cette question est tellement vaste, c’est compliqué d’y répondre. J’essaye déjà d’améliorer mon monde, de le transformer à mon échelle. Bien sûr, en tant que femme mais aussi en tant que mère d’une petite fille, je suis particulièrement sensible aux questions de l’égalité femmes-hommes et des stéréotypes de genre. Ces réflexions ont nourri Soror et cette revue est une façon d’agir à mon niveau.

8. Travailles-tu sur la deuxième revue ?

Oui ! Scoop ! 🙂 Je me remets doucement sur le prochain numéro, les ventes du premier permettant de le financer. C’était mon objectif, il est réalisé donc c’est vraiment super. Je m’y remets très doucement, d’autant plus que je souhaite accompagner le premier le plus longtemps possible.

9. Quand aurons-nous la chance de te lire à nouveau ?

Avec mon rythme de tortue j’espère tout de même proposer un numéro 2 au printemps.

10. Et enfin que souhaites-tu transmettre à tes lectrices ?

Qu’elles doivent s’écouter. Découvrir ce qu’elles souhaitent profondément pour elles, ce qui les anime, sans se laisser influencer par ce que les autres pourraient projeter sur elles. A travers ces rencontres, c’est bien sûr un témoignage de force et d’optimisme que j’ai envie de leur transmettre.

Crédit photo : Sylvie Schneider (Instagram @Gangofmothers)

J’espère que le portrait de Vanina vous a plu, retrouvez ci-dessous le lien vers son site si vous souhaitez acheter sa revue.
Elle propose aussi quelques produits accessoires dont le tee-shirt « liberté, égalité, sororité » que j’adore !

Soror la Revue

Je te donne mon ressenti sur la revue :
« J’ai adoré cette revue, ces femmes sont une vraie source d’inspiration et de courage. À la fin de chaque interview, on a l’impression de les connaître, elles qui se sont donné les moyens de réussir. »

À très vite

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Charlotte Haller

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