Si un jour on m’avait dit…

Si un jour on m'avait dit
Me voilà donc lancé dans cette aventure un peu folle et risqué, telle une enfant, naïve et insouciante, je fais mes premiers pas en tant que chef d’entreprise, en tant que maître de mon avenir.

Comme tous les jours depuis quelque temps déjà, je suis malade, je ne mange plus, je ne bois plus.
Un petit être s’est logé en moi et il me le fit bien savoir. 9 mois d’arrêt, c’est long quand on est malade, mais tellement court à la fois. Entre deux nausées j’ai pris le temps de penser à mon avenir, à leur avenir.
À mon travail cela ne se passait pas très bien et pourtant rien ne m’aurait laissé penser à un tel revirement de situation.

Revenons quelque temps en arrière, le 26 septembre 2012, jour banal, j’ai alors 20 ans, pas d’enfant, un appartement en rez-de-chaussée dans un petit village, je vais mal, très mal.
À 20 ans je me disais que la vie ne valait pas le coup d’être vécu, et pourtant ce jour-là, tout a changé.
Ce jour-là, j’ai frôlé la mort et j’ai compris, j’ai ouvert les yeux.
Je suis restée 3 ans en maladie, j’ai obtenu ma reconnaissance travailleur handicapé et enfin j’ai pu chercher un emploi.
J’ai alors 23 ans, un amoureux prénommé Didier que j’appelle Papa Ours et une petite fille née 1 an plus tôt.
Toute la vie devant moi quoi !

J’ai eu la chance de trouver très rapidement un boulot de secrétaire administrative, un employeur compréhensif qui défend la cause des personnes dites « handicapées ».
Enfin, c’est ce que je croyais, retour à la réalité maintenant, pas d’aménagement de poste, des heures supp’ non payées et tout cela pour le SMIC.`
Oui, mais je travaille vous ne comprenez pas. Non, ce n’est pas normal de faire des heures, mais je n’arriverais pas à trouver un boulot ailleurs, j’ai eu la chance de trouver ce boulot, je le garde.
J’ai tout donné, j’ai obtenu mon C.D.I., l’accomplissement de tout dira-t-on.

Peu de temps avant nous avions décidés d’avoir un enfant, j’ai enlevé mon implant, pas avant plusieurs mois pour tomber enceinte m’a-t-on dit, on avait donc le temps.
3 semaines après j’étais enceinte, visiblement, bébé était pressé de me sauver la mise.
Je ne vous dis pas la réaction de papa ours, il était aux anges.

Et là, bébé était tellement bien installé qu’il a pris entièrement les commandes de mon corps, surtout le bouton nausée et vessie, je pense que ces boutons devaient lui crier, « appuient, on va se marrer ! »
Évidemment, ce n’est pas un jouet, ça ne fonctionne pas à pile, à mon plus grand regret, son petit jeu à durer jusqu’au dernier jour.
Je n’avais donc pas grand-chose à faire de mes journées, à part peut-être, élaborer les prémices de ce qui allait devenir mon Avenir.

J’ai la chance d’avoir un mari très présent, qui je dois l’avouer à grave assurer entre la maison, notre fille et moi.
Nous avons énormément échangé, réfléchi, pensé à ce que j’allais faire ensuite.

Comme vous l’avez sûrement compris, je ne voulais pas retourner à mon travail. J’en étais plus que malade et je pense, avec le recul, que c’est la raison pour laquelle j’ai été si malade durant ma grossesse.
Quelques mois auparavant, lorsque papa ours a été confronté à son avenir professionnel, je lui ai dit : « fais ce que tu aimes », et vous savez quoi ? Non, seulement il l’a fait, mais aujourd’hui il excelle dans son domaine et je suis fière de lui.

Lorsque ce fut mon tour, je vous laisse deviner sa réponse :
« Fais ce que tu aimes, tes enfants, c’est toute ta vie, je te vois bien faire un concept store sur les enfants. »
L’idée a quand même germé quelques jours dans ma tête.
Je suis une éternelle angoissé, pessimiste et qui ne croit absolument pas en elle, vous imaginez bien que devenir mon propre patron était presque impensable.
Mais seulement Presque, je n’ai jamais aimé travailler pour quelqu’un, il faut le reconnaître, il n’y a pas de challenge, et rarement de nouvelles choses à apprendre, j’ai fini par me faire ce constat.

Me voilà donc lancé dans cette aventure un peu folle et risqué, telle une enfant, naïve et insouciante, je fais mes premiers pas en tant que chef d’entreprise, en tant que maître de mon avenir.
Pour l’anecdote, je pense que dans 5 ans mes cheveux blonds auront laissé place à mes cheveux blancs, mais bon, j’assume pleinement ce changement de couleur.
À prendre autant de risques, nous nous sommes dit qu’il fallait que l’on apporte notre pierre à l’édifice. Quand j’étais petite, je voulais devenir archéologue, partir à la découverte de l’Égypte et de tous ses trésors enfouis, puis finalement le lycée n’a pas été ma passion.
J’ai donc abandonné l’idée de devenir une grande archéologue, j’ai même arrêté mes études après le BAC.
Comme quoi, nous n’avons pas besoin de diplôme ou de qualification pour faire ce que l’on aime, il suffit de croire en ses rêves, et de se lancer.

Je crois que cette partie-là a été une première victoire pour moi, mettre mes idées sur papier, c’est facile, penser à tout, c’est facile, mais sauter le pas et créer son entreprise, ça ce n’est pas facile !
C’est même carrément flippant, j’ai d’ailleurs mis plusieurs mois à faire cette démarche, jusqu’à fin janvier où ça y est, je suis devenu grande.
Et de là, à démarrer un combat inégal, entre mes rêves, mes ambitions et la réalité.
Moi qui pensais avoir fait le plus dur, je n’étais pas au bout de mes surprises.

Si un jour, on m’avait dit que devenir son propre patron était si difficile et si semé d’embuche et bien, je l’aurais fait quand même.
Aujourd’hui, je n’ai pas encore fini de me battre, mais une chose est sûre, j’irai jusqu’au bout.

Et si je peux vous dire quelque chose, croyez en vous, croyez en vos rêves, et surtout faites ce que vous aimez réellement, quitte à manger des pâtes pendant des mois, si vous êtes heureux, c’est le principal.

À ce jour, je ne peux vous promettre une ouverture au 09 avril, mais je peux vous promettre une chose, c’est que peu importe la date à laquelle mon concept store ouvrira, il ouvrira soyez en certains !

Si tu m’as lu jusqu’au bout, je tiens à te remercier du fond du cœur.
Je terminerai par vous dire que la prochaine newsletter parlera de mon concept, de mes valeurs et de mon éthique face à la planète et ses habitants.

À très vite !

Merci !

Charlotte.

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