L’ascenseur émotionnel de la dernière ligne droite

Durant la semaine qui a précédé l’ouverture de la boutique en ligne, je suis passée par diverses émotions.
Un ascenseur émotionnel du genre de la tour infernale à Disneyland tu vois ?
D’abord j’ai ressenti beaucoup de joie, de bonheur, ça y est, j’allais enfin dévoiler mon troisième bébé, celui qui est resté 2 ans bien au chaud, à se préparer pour l’arrivée des beaux jours.

Celui qui s’est embelli avec le temps, qui a mûri, qui a évolué. 2 ans de travail, 2 ans où l’on ne comprenait pas ce que je faisais, en quoi consister mon « travail ». Oui 2 ans à travailler pour un projet où l’on ne se verse pas de salaire mais où l’on ne compte pas ses heures, jour, soir, week-end, vacances, tous les moments y sont propices lorsque l’on a décidé  de faire ce que l‘on aime et donc par conséquent ne pas avoir l’impression de travailler.
Je dois t’avouer, comme tout être humain normalement constitué, je me suis fais mon petit film, sur comment aller se dérouler cette fameuse ouverture le samedi qui venez à 20 heures!
Note à moi-même, ne jamais le refaire, c’est une perte de temps, ça ne se passe jamais comme tu l’aimerais, trop facile sinon.

Début de semaine, je check ce que j’ai à faire avant l’ouverture, environ 3000 choses et toutes Urgentes, bon ok la semaine s’annoncent sport, mais on ne va pas reculer si prêt du but. (C’est dingue ça ! Comme dirait ma fille)
Et alors là le lendemain, pas compris, l’ascenseur à chuter et s’est écrasé  au sol!
La peur ! Et si je n’y arrivais pas, et si les gens n’accrochent pas au concept, et si, et si… Tellement de questions se sont bousculés dans ma tête, que j’ai mal dormi, mon dos ne m’a jamais autant fait souffrir (et pourtant, j’ai mal tous les jours, mais LA !).
J’appelle ma coach en cata, j’ai besoin d’un rendez-vous en urgence, sinon ça va pas le faire.
Heureusement je me suis recentré sur moi-même, j’ai compris certaines choses et surtout, ouf ça aller mieux!

La semaine se passe, elle est rude, le travail, les enfants, la maison, la vie quoi, tu sais ce que c’est j’imagine.
Ça y est, c’est le jour J, on y est, on est tendu, on a la pression, Didier (Papa Ours, oui je te jure il a prénom) à encore beaucoup de boulot, plus la journée passe, plus il me dit que l’on va être short en timing pour ouvrir à 20H00, bon ok, il m’avait déjà prévenu, mais moi têtu ? Non, du tout, je vois pas ce que tu veux dire!

Mince, on est samedi, et j’ai les enfants, je vais pas pouvoir bosser, allez l’ascenseur se remet en marche, l’adrénaline débarque, le stress, l’angoisse et ça a duré 3 jours comme ça, nous n’avons pas ouvert à l’heure, on a fait ce que l’on a pu mais on y était pas.
Papa Ours n’avait presque pas dormi du week-end, moi très peu aussi, nous étions épuisés, la tension était palpable.
Les enfants le ressentaient et été, eux aussi beaucoup plus agités.
Quand tu arrives à un certain niveau de fatigue, tu sais ce point où ce sont uniquement tes nerfs qui te tiennes debout, et bien évidemment tu n’as plus sommeil.
Je voulais tellement que tout soit parfait, que la Terre m’a ramené à la raison avec tous ces obstacles. Oui après tout, tout n’est pas parfait, le site n’est pas encore fini, il y a encore pleins de parties à travailler mais j’y suis arrivé. Et je vais pas tout faire d’un coup, papa ours et moi allons prendre le temps de faire les modifications petit à petit, rien ne pousse du jour au lendemain.
Pour faire une métaphore, je suis comme une jeune pousse qui vient de se faire manger par un escargot, je suis toujours là et quand mes feuilles repousseront elles seront encore plus belles.

Rien n’arrive par hasard, il faut se poser et réfléchir à pourquoi ça c’est passé de telle ou telle manière, parfois la solution est évidente, dans mon cas, je suis une éternelle impatiente, quand je fais quelques choses j’aime que ce soit parfait (pour moi je précise). Et là rien ne s’est déroulé comme prévu, j’ai dû et je dois encore accepter que rien ne se soit passé comme je l’avais imaginé et il me faut de la patience. Pour ça j’ai trouvé refuge dans la méditation, je ne sais pas si tu la pratiques ou non mais sache que pour ma part ce n’était pas gagner cette initiation à la méditation, justement ma patience n’avait pas le temps pour ça, mais tout le monde change d’avis non ?

Je me suis découvert une passion pour l’écriture aussi, ça me permets de lâcher prise, de poser mes maux sur le papier, ça me vide la tête.
Rassures-toi aussi sur un point, je ne délaisse pas mes enfants, je profite de chaque moment avec eux, ce que j’écris sur ce blog c’est mon journal de bord de femme d’affaires aguerri (Rires)!
En vérité j’ai beaucoup d’humour, c’est juste que je ne fais rire que moi, ah si ma fille parfois aussi…
Mais ça va c’est quelques choses que je vis plutôt bien, personne n’est parfait, encore heureux!

A très vite

Charlotte

 

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Charlotte Haller

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